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Impact du DPE sur les prix immobiliers : données 2026

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Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est devenu un critère central dans la valorisation d’un bien immobilier. Depuis la refonte du DPE en 2021 et l’entrée en vigueur progressive des interdictions de location pour les passoires thermiques, la note énergétique influence directement le prix de vente. Nous mesurons cet écart nous-mêmes, sur 685 971 ventes DVF de 2022 à 2025 rapprochées de leur DPE (ADEME) par l’adresse. Mise à jour du 7 octobre 2026 : les fourchettes uniques que citait cet article sont remplacées par ces mesures, qui dépendent du type de bien et du niveau de prix.

Le DPE de A à G : rappel de l’échelle

Le DPE classe les logements de A (très performant, moins de 70 kWh/m²/an) à G (passoire thermique, plus de 420 kWh/m²/an). Depuis 2021, le calcul intègre à la fois la consommation d’énergie primaire et les émissions de gaz à effet de serre. Un bien peut donc être déclassé par ses émissions même si sa consommation brute est acceptable. En France, environ 17 % du parc résidentiel est classé F ou G, soit environ 5,2 millions de logements.

Impact chiffré sur les prix de vente

Il n’y a pas un écart par étiquette, mais un écart par étiquette, par type de bien et par niveau de prix de la commune. Face à un logement comparable classé D, sur les ventes de 2022 à 2025 (le premier chiffre vaut pour les communes les plus chères, le second pour les moins chères) :

Interdictions de location : le calendrier

Le calendrier législatif est progressif. Depuis janvier 2023, les logements classés G+ (consommation supérieure à 450 kWh/m²/an) sont considérés comme indécents et ne peuvent plus être loués. Depuis janvier 2025, l’interdiction s’étend à l’ensemble des logements classés G. Les logements F seront concernés à partir de 2028, puis les E en 2034. Pour un investisseur locatif, un bien F ou G sans programme de rénovation perd donc sa rentabilité locative à court ou moyen terme, ce qui se répercute mécaniquement sur le prix de vente.

Rénover pour revaloriser

Ces écarts comparent des logements différents, vendus avec des étiquettes différentes. Ils ne disent pas de combien le prix d’un logement donné changerait après travaux : un logement classé G est souvent aussi en moins bon état général, ce que les données ne décrivent pas. Pour un appartement de 70 m², l’écart entre F et D représente environ 15 000 €, que le m² soit bon marché ou cher ; le coût des travaux (isolation, chauffage, ventilation) et les aides (MaPrimeRénov’, CEE, éco-PTZ) dépendent du logement et se chiffrent par un devis.

Limites des données

Seules les ventes dont le DPE a été retrouvé à l’adresse sont mesurées (environ une vente d’appartement sur deux, moins d’une vente de maison sur trois), dans des communes de plus de 10 000 habitants, en métropole. L’écart a grandi entre 2022 et 2023–2025 et sera recalculé à chaque mise à jour DVF. À Paris, l’écart des appartements classés F ou G est de 4,0 % ; dans les communes où les maisons valent 2 800 €/m² ou moins, celui d’une maison classée G atteint 22,3 %. L’estimateur applique l’écart mesuré pour le type de bien et le niveau de prix du quartier, avec une fourchette basse et haute.