Méthodologie

Méthodologie : d’où viennent nos chiffres

Chaque chiffre publié sur Indice Immo par Quartier provient de données publiques. Cette page explique quelles sources nous utilisons, comment nous calculons les prix, les estimations et les rendements, et où ces chiffres cessent d’être fiables.

Nous ne sommes ni une agence ni un site d’annonces : nous n’avons aucun intérêt à gonfler ou minorer les prix.

Mis à jour le 8 octobre 2026

14 sections, à déplier une à une.

Les sources

Des données publiques officielles, citées une à une.

En brefTous les chiffres viennent de sources publiques : les ventes enregistrées chez le notaire (DVF, DGFiP), l’INSEE, l’ANIL, l’IGN.

Des sources officielles aux pages : par des fichiers versionnés, ou en direct.
DonnéeSourcePériode utilisée
Ventes immobilièresDVF — Demandes de valeurs foncières (DGFiP, fichiers géolocalisés Etalab ; API CEREMA en secours)Ventes 2022–2025 (carte, estimateur, historique des fiches commune)
Contours des quartiers IRISIGN Géoplateforme / INSEEDécoupage en vigueur
Communes et adressesAPI Géo et Base Adresse Nationale (Etalab)En continu
LoyersANIL / DHUP — Carte des loyers2025 (loyers d’annonce, charges comprises)
ÉquipementsINSEE — Base permanente des équipements2024
RevenusINSEE — Filosofi2023 (revenu médian), 2021 (composition)
ChômageINSEE — recensement2022
Taxe foncièreDGFiP — fichier REI (fiscalité directe locale)Taux 2025
Évolution de la populationINSEE — séries historiques du recensement2017 → 2023
DélinquanceSSMSI — Ministère de l’IntérieurDernière année publiée
Qualité de l’airAtmo France — indice ATMOJour et lendemain
Risques naturelsGéorisques (BRGM, ministère de la Transition écologique)En continu
ClimatOpen-Meteo (réanalyse ERA5)Normales 1990–2020

Les fichiers que nous intégrons au site (loyers, équipements, revenus, prix par commune et par quartier) sont téléchargés depuis les sites officiels et versionnés (conservés avec leur date et leur empreinte) : toute modification en amont est visible.

Comment nous calculons un prix au m²

Une médiane sur des ventes réelles, jamais une moyenne seule.

En brefNous gardons les ventes d’appartements et de maisons, nous écartons les ventes atypiques, puis nous publions le prix médian au m², la fourchette Q1–Q3 et le nombre de ventes.

Les ventes retenues

  • 9 m² de surface bâtie au moins
  • 10 000 € de prix de vente au moins
  • 200 – 30 000 € par m² : la plage admise
  • Seules les ventes (mutations « Vente ») d’appartements et de maisons sont retenues ; la carte permet aussi d’afficher dépendances, locaux d’activité et biens mixtes.
  • Une vente est écartée si la surface bâtie est inférieure à 9 m², si le prix est inférieur à 10 000 €, ou si le prix au m² sort de la plage 200 – 30 000 € (valeurs qui traduisent presque toujours une vente atypique plutôt qu’un prix de marché). Ce filtre s’applique partout : carte, estimateur, fiches commune et quartier, classements.
  • Prix au m² = valeur foncière ÷ surface bâtie.

Médiane et quartiles

Chaque point est une vente, rangée par prix au m². La médiane coupe les ventes en deux ; Q1 et Q3 encadrent la moitié centrale.
  • Nous publions la médiane (la moitié des ventes au-dessus, la moitié en dessous), le premier et le troisième quartile (Q1–Q3 : la moitié centrale des ventes) et le nombre de ventes. Jamais une moyenne seule, trop sensible aux biens atypiques.
  • Paris, Lyon et Marseille sont calculés à partir de leurs arrondissements.

Les prix par quartier (IRIS)

Un prix par quartier d’environ 2 000 habitants, avec sa fiabilité.

En brefChaque vente est rattachée à son quartier IRIS. Sous 5 ventes, pas de fiche ; au-dessus, un indicateur de fiabilité dit combien de ventes portent le prix.

Un quartier IRIS est un découpage statistique de l’INSEE d’environ 2 000 habitants — la maille la plus fine disponible en données ouvertes. Chaque vente géolocalisée est rattachée à son quartier par un test géométrique (le point de la vente est-il dans le contour du quartier ?).

Combien de ventes, quelle fiabilité

L’indicateur de fiabilité ne dépend que du nombre de ventes derrière le prix.
  • Si le quartier compte au moins 10 ventes en 2025, le prix porte sur 2025 seule ; sinon sur 2024 et 2025 regroupées. La période est indiquée sur chaque fiche.

Ventes en bloc et nombre de pièces

  • Les ventes en bloc sont écartées des médianes : à partir de 5 ventes au même endroit dans l’année, conclues le même jour ou à des prix au m² quasi identiques (écart de moins de 5 %), il s’agit d’une vente groupée ou d’un barème (par exemple des ventes aux locataires), pas d’un prix de marché.
  • Les prix par nombre de pièces (1, 2, 3, 4, 5 pièces et plus) reprennent la même période. Seules les ventes d’un seul logement comptent (un acte qui vend deux appartements n’a pas « un » nombre de pièces), et un groupe n’est affiché qu’à partir de 10 ventes. Sur les fiches commune, ils portent sur 2025.

L’estimation d’un bien

Une fourchette, obtenue par une suite de multiplications que vous pouvez refaire.

En brefNous partons du prix médian du quartier, puis nous l’ajustons selon les caractéristiques du bien, sa surface et le contexte de marché. Le résultat est toujours une fourchette (basse, centrale, haute), jamais un prix unique. Une estimation reste indicative.

Un exemple chiffré

Un appartement de 65 m², classé F, au dernier étage, dans un quartier où le prix médian est de 3 000 €/m² (184 ventes, quartiles à 2 600 et 3 400 €/m²).

Le calcul de l’exemple, dans l’ordre des six étapes : chaque ligne s’applique à la précédente.

Étiquette F à ce niveau de prix : −2,5 à −11,5 %. Dernier étage hors de Paris : +4 à +7 %. Les deux ensemble donnent 2 761 à 3 130 €/m² : le bas associe −11,5 % et +4 %, le haut −2,5 % et +7 % (3 000 × 0,885 × 1,04 et 3 000 × 0,975 × 1,07, un calcul à refaire à la main). Précision de la médiane : ± 3,6 %. Surface de 65 m² : pas d’effet. Contexte de marché (scénario pondéré du 30 septembre 2026) : −1,9 à −2,2 %. Résultat : 2 603 à 3 180 €/m² (environ 2 761 × 0,964 × 0,978 et 3 130 × 1,036 × 0,981), soit environ 169 000 à 207 000 €, avec une valeur centrale d’environ 188 000 €.

Le calcul en six étapes

L’estimateur n’est pas une « boîte noire » : c’est une suite de multiplications que vous pouvez refaire à la main. Prix au m² estimé = prix médian du quartier × l’écart de chaque caractéristique choisie × l’effet de la surface × le contexte de marché. Chaque terme est une fourchette (un bas, un haut), si bien que le résultat en est une aussi ; la valeur centrale est le milieu de la fourchette. Il n’y a ni apprentissage automatique, ni annonces, ni prix déclaré par un vendeur : seulement des ventes enregistrées chez le notaire.

  1. Le point de départ

    Le prix médian au m² des ventes du quartier pour le type de bien : la moitié des ventes s’est conclue en dessous, l’autre moitié au-dessus. Nous retenons la médiane plutôt que la moyenne, car quelques ventes très chères ne la déplacent pas.

  2. Les caractéristiques du bien

    Chaque option que vous modifiez applique sa fourchette, en pourcentage. Une option laissée sur sa valeur par défaut ne change rien : le prix médian du quartier contient déjà le bien « habituel » du quartier.

    Le formulaire part de ce qui est connu, et le dit sous chaque champ : la surface médiane des ventes du quartier pour le type de bien, l’étiquette médiane des DPE déposés à l’adresse et la période de construction du bâtiment (BDNB), quand ils existent. Ces valeurs sont des points de départ : celles de votre bien peuvent différer, corrigez-les.

  3. La précision du prix médian

    Une médiane calculée sur peu de ventes est moins sûre. Sa marge vaut 1,96 × 1,2533 × ((Q3 − Q1) / 1,349) / √(nombre de ventes), où Q1 et Q3 sont les quartiles ; elle est plafonnée à ± 50 %.

  4. La surface

    Entre 60 et 80 m², pas d’effet. En dessous, le prix au m² est plus élevé (+3 à +8 % de 40 à 60 m², +10 à +20 % de 20 à 40 m², +20 à +40 % sous 20 m²) ; au-dessus, plus bas (−5 à −10 % de 80 à 120 m², −10 à −20 % au-delà).

  5. Le contexte de marché

    La variation de prix attendue sur douze mois selon le scénario choisi (par défaut, la moyenne des quatre scénarios pondérée par leur probabilité).

  6. Le prix

    La fourchette de prix au m² est multipliée par la surface.

À savoir

  • L’adresse est géolocalisée par la Base Adresse Nationale, puis rattachée à son quartier IRIS. Indice Immo ne conserve pas l’adresse.
  • Nous partons du prix médian au m² du quartier pour le type de bien, sur les deux années les plus récentes, en remontant dans le temps jusqu’à réunir au moins 5 ventes.
  • Ce prix est ajusté selon les caractéristiques du bien, puis selon la surface et le contexte de marché. Cinq ajustements sont mesurés sur nos propres ventes : le DPE, la période de construction, l’étage, la luminosité (par l’exposition des vitrages) et, pour une maison, la surface du terrain. Les autres (ascenseur, balcon ou terrasse, piscine, état, nuisances, stationnement, copropriété, vue sur la mer) reposent sur des études publiées, citées une à une. Ce que tout le quartier partage (transports, espaces verts, risques) est déjà dans son prix médian et n’est pas ajouté.
  • Le résultat est toujours une fourchette (basse, centrale, haute), accompagné des ventes comparables du quartier : même type de bien, surface la plus proche.
  • La fourchette tient compte de la précision du prix médian lui-même : avec peu de ventes, il est moins sûr. Nous l’encadrons par un intervalle de confiance à 95 %, calculé à partir de l’écart entre les quartiles et du nombre de ventes (par exemple ± 5 % avec 184 ventes, environ ± 30 % avec 5 ventes ; dans l’exemple ci-dessus, 184 ventes aussi, mais des quartiles plus resserrés : ± 3,6 %), puis nous ajoutons les marges des caractéristiques du bien et du scénario de marché.
  • Une estimation reste indicative : elle ne remplace pas l’expertise d’un professionnel.

Comment les écarts sont mesurés

Pour le DPE, la période de construction, l’étage, la luminosité et le terrain, nous utilisons une régression linéaire (méthode dite hédonique, par les moindres carrés) : elle cherche, parmi des centaines de milliers de ventes, de combien le prix au m² diffère quand une seule caractéristique change et que les autres restent égales — surface, nombre de pièces, étiquette, période de construction, année de vente et section cadastrale (quelques rues).

« À caractéristiques égales » : tout est pareil, sauf une chose. Ici l’étiquette DPE d’un appartement.

Le calcul porte sur le logarithme du prix au m², ce qui donne directement des écarts en pourcentage. Les marges d’erreur tiennent compte du fait que les ventes d’un même secteur se ressemblent.

Avant de retenir un découpage (par niveau de prix, par département, par taille de ville), nous le testons sur des communes mises de côté : 500 tirages où 70 % des communes servent à mesurer et 30 % à vérifier. Un découpage qui ne prédit pas mieux sur ces communes n’est pas retenu ; c’est ainsi que le département et la taille de la ville ont été écartés pour le DPE. Ce n’est pas un modèle bayésien. Les tables sont recalculées à chaque publication DVF.

Un découpage (mesurer l’écart séparément par niveau de prix, par département…) n’est gardé que s’il prédit mieux sur des communes qui n’ont pas servi à le mesurer.

Le DPE

  • 687 533 ventes DVF rapprochées de leur diagnostic
  • 933 communes
  • 2022–2025 années de vente

Pour le DPE, l’écart de prix n’est pas le même partout : nous le mesurons nous-mêmes, sur 687 533 ventes DVF de 2022 à 2025 rapprochées de leur diagnostic (ADEME) par l’adresse, dans 933 communes. À surface, nombre de pièces, année de vente, période de construction et secteur comparables, un appartement classé F se vend environ 5 % moins cher qu’un D là où le prix médian dépasse 3 500 €/m², et 12 % moins cher là où il est sous 2 500 €/m² ; une maison classée F, jusqu’à 18 % moins cher. L’estimateur applique l’écart du type de bien et du niveau de prix du quartier. Seules les ventes dont le diagnostic a été retrouvé sont mesurées, et l’écart est recalculé à chaque mise à jour DVF.

Période de construction, étage, luminosité

Avec les mêmes ventes, nous mesurons depuis le 8 octobre 2026 trois autres écarts.

Période de construction, appartements
À étiquette DPE égale : un appartement de 1948–1974 se vend 5 à 8,5 % sous la vente moyenne de son niveau de prix, un appartement de 1989–2005 4,5 à 10 % au-dessus.
Période de construction, maisons
L’époque compte là où les prix sont bas (jusqu’à 2 800 €/m² : −6,5 % avant 1948, +5,5 % pour 1989–2005, +6,5 % pour 2006–2012, +11 % depuis 2013) ; ailleurs, une fois l’étiquette prise en compte, nous ne retenons presque aucun écart.
Sans période indiquée
Les valeurs sont centrées sur la vente moyenne : sans période indiquée, rien ne change. Un écart plus petit que la marge affichée autour de lui (2,5 points) est ramené à zéro, et entre deux niveaux de prix la valeur glisse de l’un à l’autre.
Appartements construits depuis 2013
La prime est plafonnée (+11 à +26 % selon le niveau de prix) : ils se vendent surtout dans des quartiers eux-mêmes récents, dont le prix médian en contient déjà une part.
Plafond période + DPE
La période et l’étiquette DPE réunies n’ajoutent jamais plus de 30 % : peu de ventes cumulent les deux primes les plus fortes, et leur produit (jusqu’à +43 %) irait au-delà de ce que nous avons mesuré ; le résultat affiche alors une ligne « Plafond ».
Étage
L’étage (349 863 ventes dont le diagnostic l’indique) pèse peu hors de Paris : pas d’écart retenu entre le rez-de-chaussée, le 1er, le 3e ou le 4e étage et le 2e (les écarts mesurés, 0,5 % au plus, sont plus petits que leur marge), +2 % à partir du 5e, +5,5 % au dernier étage sous les toits. À Paris, le rez-de-chaussée se vend 4,5 % moins cher et le 1er étage 3 % moins cher. L’étage est saisi à la main dans le diagnostic, ce qui tire ces écarts vers zéro.
Luminosité
Pour la luminosité, aucune étude ne donne de chiffre : la fourchette (−2 à +2 %) vient de notre propre mesure de l’exposition des vitrages (un logement vitré surtout au sud se vend 0,6 % plus cher en appartement, 2 % en maison, qu’un logement vitré surtout au nord).

Le terrain d’une maison

  • 519 075 ventes de maisons, 2022 à 2025
  • ≈ +10 % au m² pour deux fois plus de terrain
  • 94 % des maisons se vendent avec un terrain

Pour une maison, vous pouvez indiquer la surface du terrain. Elle est comparée au terrain médian des maisons vendues dans le quartier (dans la commune s’il y a moins de 10 ventes ; sans ajustement s’il n’y en a pas assez non plus). Sur 519 075 ventes de maisons de 2022 à 2025, deux fois plus de terrain correspond à environ 10 % de plus sur le prix au m² ; l’écart est plafonné au quart et à quatre fois le terrain médian, au-delà desquels la mesure ne progresse plus. L’option « jardin » a disparu : 94 % des maisons se vendent avec un terrain, et le prix médian d’un quartier contient déjà un jardin ordinaire.

Ce qui est déjà dans le prix du quartier

Le point de départ est le prix médian des ventes du quartier. Ce que tout le quartier partage, ces ventes le contiennent déjà : si le quartier entier est proche d’un métro, en zone inondable ou dans une station de ski, ses ventes en portent la prime ou la décote. Les études publiées chiffrent ces effets par rapport à la moyenne d’une ville (un métro à moins de 300 m, +7 à +10 % ; une zone inondable, −3 à −8 %), pas par rapport aux logements voisins. Les ajouter au prix du quartier compterait deux fois la même chose.

Depuis le 20 octobre 2026, les transports en commun, les parcs et espaces verts, les risques naturels et industriels (inondation, argiles, site SEVESO, bruit d’aéroport) et la station de montagne sont donc affichés avec l’effet publié, à titre indicatif, sans changer l’estimation. Les gares et les risques à l’adresse sont détaillés avec le résultat. Deux critères restent dans le calcul, parce qu’ils changent d’une rue ou d’un étage à l’autre : la vue sur la mer et les nuisances sonores (une rue passante, un bar au rez-de-chaussée).

Ce que le calcul ne voit pas

La présence d’un ascenseur, l’état du logement et la vue ne figurent dans aucune donnée ouverte. Les fourchettes ont été resserrées à ce que les études lues disent réellement : sans ascenseur à partir du 4e étage, −2 à −5 % (une enveloppe de trois mesures différentes, dont deux sur des ventes de 2000 à 2006) ; piscine, +6 à +10 % (mesuré dans les 50 plus grandes villes seulement). Hors vue sur la mer, la vue n’est pas prise en compte.

Voir les sources des coefficients →

Taxe foncière et population

Le taux voté pour 2025, et la population entre deux recensements.

En brefNous publions un taux de taxe foncière, jamais un montant. L’évolution de la population compare les recensements 2017 et 2023.

  • Le taux de taxe foncière est le taux global voté pour 2025 (commune, intercommunalité, syndicats et taxes annexes), d’après le fichier REI de la DGFiP. Il ne comprend pas la taxe d’enlèvement des ordures ménagères.
  • Ce taux s’applique à la moitié de la valeur locative cadastrale du logement, pas à son prix : nous ne publions pas de montant, car la valeur locative de chaque logement n’est pas une donnée ouverte.
  • L’évolution de la population compare la population municipale des recensements 2017 et 2023 (INSEE). En dessous de ± 0,5 %, nous l’indiquons comme stable.

Louer ou acheter

Le loyer d’annonce face à la mensualité d’un crédit, pour un 52 m².

En brefUn même appartement de 52 m², deux coûts par mois : le loyer d’annonce, et la mensualité du crédit pour l’acheter au prix médian. Nous ne concluons pas à votre place.

Ce qui est comparé : un loyer d’annonce et une mensualité de crédit, pour le même appartement de 52 m².
La comparaison
Nous comparons, pour un appartement de 52 m² (l’appartement de référence de la carte des loyers ANIL), le loyer d’annonce et la mensualité d’un crédit pour l’acheter au prix médian DVF 2025 de la commune.
Le crédit
90 % du prix, au taux moyen des nouveaux crédits immobiliers publié par la Banque de France (dernier mois disponible), sur 20 et 25 ans. Apport de 10 % et frais de notaire (environ 8 %) payés comptant. La mensualité sur 25 ans est aussi donnée à ± 0,5 point de taux : c’est à peu près l’écart entre deux profils d’emprunteur, pas une prévision.
Ce qui n’est pas compté
Assurance emprunteur, charges de copropriété, taxe foncière, entretien, revente. Nous ne calculons pas d’« année de rentabilité » : elle dépendrait de prévisions de prix et de loyers que personne ne connaît.
Sur les fiches quartier
Le même calcul, sur 25 ans, part du prix médian des appartements du quartier, sur la période de sa fiche (2025, ou 2024 et 2025 réunies), avec le loyer d’annonce de la commune (de l’arrondissement à Paris, Lyon et Marseille). La phrase n’apparaît que si le quartier compte au moins 30 ventes d’appartements, si son rendement brut est publié et si le taux date de moins de 9 mois. Ces 30 ventes sont comptées au plus juste : seules les ventes d’un seul logement, dans les tailles (T1, T2…) d’au moins 10 ventes. La page « Louer ou acheter » réunit toutes les communes où la comparaison est possible.
Et si vous investissiez
Le même appartement mis en location, loyer d’annonce moins une hypothèse de vacance, face à la mensualité sur 20 ans. Cette hypothèse reprend la part de logements vacants de la commune (Insee, recensement 2023, arrondie au pourcent) quand elle est comprise entre 3 % et 12 %, et vaut 5 % sinon ; aucune source publique ne mesure, par commune, le temps qu’un logement loué passe sans locataire. C’est un cash-flow avant charges non récupérables, taxe foncière, assurance, gestion et impôts : le simulateur permet de les ajouter.

Comparer loyer et mensualité dans votre commune →

Vivre dans la commune : construction, gares, logements vacants, passoires thermiques

Quatre repères officiels, chacun avec ce qu’il ne mesure pas.

En brefConstruction, gares, logements vacants, passoires thermiques : quatre repères tirés de sources officielles (Sitadel, SNCF, Insee et LOVAC, ADEME).

Construction
Logements autorisés par an pour 1 000 habitants, moyenne 2021–2025 (Sitadel, ministère du Logement). Un permis autorisé n’est pas toujours construit ; 2025 est provisoire.
Gares
Les gares SNCF de la commune, par fréquentation 2024 ; à défaut, la plus proche à vol d’oiseau et la grande gare la plus proche (plus d’un million de voyageurs par an). En Île-de-France, à Lyon et à Marseille, seules les grandes gares sont citées : métro, tramway et gares RATP ne figurent pas dans la liste SNCF. Données © SNCF, licence ODbL : la liste des gares que nous en dérivons (fichier gares.json et distances par quartier) est elle-même réutilisable sous licence ODbL 1.0 (opendatacommons.org/licenses/odbl).
Logements vacants
Part des logements que le recensement de l’Insee trouve inoccupés (à vendre, à louer, en attente d’occupant, en succession ou sans usage), tous logements confondus, en 2023 et en 2017 ; à un point près, nous écrivons « stable ». Les résidences secondaires sont comptées à part et affichées à partir de 10 % des logements. La seconde ligne vient d’une autre source : LOVAC 2026 (Cerema / DGALN, fichiers fiscaux), part du parc privé vacant depuis plus de deux ans. Les deux chiffres ne s’additionnent pas, aucun n’est une mesure du temps qu’un logement mis en location reste vide, et LOVAC ne permet pas de suivre une évolution : sa méthode a changé en 2023 et en 2025.
Passoires thermiques
Part des DPE classés F ou G parmi les diagnostics d’appartements et de maisons établis depuis janvier 2026 (nouvelle méthode de calcul), d’après l’ADEME, à partir de 200 DPE. Les DPE sont surtout réalisés lors des ventes et des locations : ce n’est pas une photographie de tous les logements.

Le rendement locatif brut

Loyer d’annonce × 12 ÷ prix médian, avant toute charge.

En brefC’est un rendement brut indicatif : avant charges, taxe foncière, vacance locative, travaux et fiscalité.

Rendement brut = loyer mensuel au m² × 12 ÷ prix d’achat au m². Nous utilisons le loyer d’annonce d’un appartement (ANIL 2025, charges comprises) et le prix médian DVF d’un appartement ; pour les quartiers de Paris, Lyon et Marseille, le loyer de l’arrondissement.

La formule, et les cinq classes de la carte, identiques partout. Au-delà de 12 %, pas de chiffre.
  • Sur la carte, « Colorer par rendement brut » reprend ce même chiffre par quartier, en cinq classes identiques partout. Un seul loyer couvre une commune (un arrondissement à Paris, Lyon et Marseille) : à l’intérieur d’une commune, la carte suit donc les prix, les quartiers les moins chers ayant le rendement le plus élevé.
  • Au-delà de 12 %, nous n’affichons pas le chiffre : il traduit presque toujours des ventes atypiques (ventes en bloc, logement social) plutôt que le marché.
  • Le classement « Où investir » ne retient que les communes d’au moins 20 000 habitants, avec au moins 100 ventes en 2025 et un loyer mesuré sur la commune elle-même.

Les classements

Au moins 20 000 habitants et 100 ventes en 2025 pour « Communes qui montent » ; plus de 50 000 habitants pour les grandes villes abordables.

En brefSeules les communes assez peuplées, avec assez de ventes, sont classées.

Communes qui montent
Au moins 20 000 habitants et 100 ventes en 2025, classées selon l’évolution du prix médian entre 2024 et 2025.
Grandes villes les plus abordables
Communes de plus de 50 000 habitants, du prix médian au m² le plus bas au plus élevé.

Les limites à connaître

Ce que DVF ne couvre pas, et ce que nos chiffres ne disent pas.

En brefDVF ne couvre ni tout le territoire ni toutes les ventes, ne décrit pas l’état des biens et paraît avec environ six mois de décalage.

  • DVF couvre la France métropolitaine, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et La Réunion. L’Alsace-Moselle (Bas-Rhin, Haut-Rhin, Moselle, régime du livre foncier), Mayotte, Saint-Barthélemy et Saint-Martin n’y figurent pas : leurs fiches l’expliquent au lieu d’afficher un prix.
  • DVF n’inclut pas les ventes en viager, les successions, les donations ni la plupart des ventes entre proches.
  • DVF ne décrit ni l’état, ni l’étage, ni le DPE, ni la vue d’un bien : deux ventes au même prix au m² peuvent recouvrir des biens très différents.
  • Les données DVF sont publiées avec environ six mois de décalage : les ventes les plus récentes n’y figurent pas encore.
  • Les loyers ANIL sont des loyers d’annonce, en général un peu plus élevés que les loyers signés. Certains sont estimés sur une zone plus large que la commune ; c’est alors signalé.
  • Un prix médian calculé sur moins de 10 ventes peut varier fortement d’une publication à l’autre.
  • Les statistiques de délinquance ne sont pas publiées pour les communes où trop peu de faits sont enregistrés (secret statistique).

Pourquoi nos chiffres diffèrent d’un site à l’autre

Deux sites affichent rarement le même prix : ils ne mesurent pas la même chose.

En brefSource, calcul, période, ventes retenues, périmètre : cinq choix qui changent le résultat. Voici les nôtres.

Pour une même ville, deux sites affichent rarement le même prix au m². Ce n’est pas forcément une erreur : ils ne mesurent pas la même chose.

La source
Ventes enregistrées chez le notaire (DVF), annonces, ou modèle qui combine ventes, annonces et retours d’agences. Un prix d’annonce n’est pas un prix signé.
Le calcul
Moyenne, moyenne pondérée par la surface, médiane ou estimation modélisée. Avec les mêmes ventes, le résultat change.
La période
Année entière, douze ou vingt-quatre derniers mois, valeur « au 1er du mois ». Le chiffre ne décrit pas le même moment.
Les ventes retenues
Bornes de prix et de surface, logements neufs, ventes en bloc, locaux commerciaux. Chaque site trie à sa façon.
Le périmètre
Commune, code postal, arrondissement, rue ou quartier dessiné par le site. Le contour change, le prix aussi.

Ce que nous faisons

Nous n’utilisons que les ventes DVF d’appartements et de maisons, sans les logements vendus sur plan (VEFA), par année entière sur les fiches commune et quartier. Nous publions une médiane, avec les règles de tri décrites sur cette page, les mêmes partout. Nos quartiers sont les IRIS de l’INSEE, aux contours officiels. Chaque prix est accompagné de la fourchette Q1–Q3, du nombre de ventes et de la date de version des données.

Quand deux chiffres s’écartent, comparez d’abord la période, le type de bien et le nombre de ventes.

Nos corrections

Quand un chiffre publié se révèle faux, nous le corrigeons et nous l’écrivons.

En brefDeux corrections le 22 septembre 2026 : la surface de nombreuses maisons, comptée deux fois, et les ventes en bloc. Depuis, une vérification automatique bloque la mise en ligne d’un prix qui ne peut pas être justifié.

22 septembre 2026 : la surface des maisons

Nous comptions deux fois la surface de nombreuses maisons : le fichier DVF répète un logement pour chaque nature de son terrain (sol, jardin…), et notre calcul additionnait ces lignes. Le prix au m² de ces ventes était divisé par deux. C’est corrigé : avec l’exclusion des ventes en bloc, les prix 2025 changent de plus de 10 % dans 58 communes (presque toujours à la hausse), surtout là où les maisons dominent (Saint-Maximin-la-Sainte-Baume 2 500 → 3 691 €/m², Vidauban 2 421 → 3 263 €/m²), et de moins de 1 % dans les grandes villes. Notre correction du 17 septembre, qui avait fait baisser ces communes, reposait sur la même erreur : nous la retirons.

22 septembre 2026 : les ventes en bloc

Les ventes en bloc (un bailleur ou un promoteur qui vend plusieurs logements le même jour, ou à un prix fixé d’avance) sont désormais écartées des médianes : ce ne sont pas des prix de marché. Guidel et Lourdes en sont les exemples les plus nets ; trois quartiers qui ne reposaient que sur ces ventes n’ont plus de fiche.

Notre règle

Quand un chiffre publié se révèle faux, nous le corrigeons et nous l’écrivons, plutôt que de le remplacer en silence. Les corrections importantes sont documentées : ce qui était affiché, ce qui a été vérifié, et ce qui a changé.

Correction du prix des maisons dans 416 communes (22 septembre 2026, en vigueur) →

Correction des prix de 40 communes (17 septembre 2026, en partie retirée le 22 septembre) →

Depuis cette correction, le site refuse de se mettre en ligne si un prix ne peut pas être justifié par les ventes qui le composent : une vérification automatique bloque la publication avant qu’un chiffre douteux n’atteigne une page.

Journal des mises à jour

Ce qui a changé d’une version des données à la suivante.

En brefLes prix changent quand la DGFiP publie de nouvelles ventes (en avril et en octobre) ou quand nous corrigeons une méthode. Chaque citation indique la version des données.

Les prix DVF changent quand la DGFiP publie de nouvelles ventes (en avril et en octobre) ou quand nous corrigeons une méthode. Chaque citation et chaque export CSV indique la version des données : ce journal dit ce qui a changé entre deux versions.

Version des donnéesCe qui a changé
22 octobre 2026Mise à jour DVF d’octobre 2026 (ventes jusqu’à fin juin 2026) : 2025 complétée par les actes enregistrés tardivement, sans changement notable des prix publiés. L’historique communal commence en 2022, 2021 n’étant plus publiée qu’à partir de juillet. Le premier semestre 2026 alimente le baromètre.
22 septembre 2026Un logement compté une seule fois et ventes en bloc écartées : prix 2025 corrigés dans 416 communes, surtout à la hausse (D-29, D-27).
17 septembre 2026Passage aux fichiers geo-dvf d’Etalab, année 2025 complète ; environ 40 communes corrigées. En partie retirée le 22 septembre.

Réutiliser nos chiffres

Données ouvertes, réutilisation libre : merci de citer la source.

En brefUne citation prête à copier et un export CSV sur chaque fiche, et un fichier complet à télécharger.

Les données sont ouvertes et leur réutilisation est libre. Merci de citer la source : « Indice Immo par Quartier, d’après DVF (DGFiP, via Etalab) », avec la période et le lien de la page. Chaque fiche commune et quartier propose une citation prête à copier et un export CSV.

Télécharger toutes les communes et tous les quartiers (CSV) →

Une erreur, une question sur un chiffre ? Écrivez-nous depuis la page contact.

Nous écrire →